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Les A.O.C de la Vallée du Rhône

Luberon

Le vignoble est situé dans le parc régional du Luberon et fait office d'écrin pour le vignoble du Luberon.
De fait, celui ci s'étend sur 36 communes, toutes situées dans le sud-est du Vaucluse.
Sols : Le Luberon est issu d'une bande de terre émergée qui formait au secondaire un isthme entre la fosse vocongienne (Mer alpine) et la Méditerranée.
3 unités géologiques se distinguent :
- Le bassin d'Apt, zone synclinale où alterne des assises calcaires et marneuses,
- Le massif du Luberon, d'assise calcaire où l'érosion fait apparaître
des horizons marno-calcaires,
- La Pays d'Aigues est formé essentiellement de sables miocènes et d'une mollasse dans la région de Cucuron. Dans la partie occidentale du sud Luberon réapparaissent les assises calcaires.
Climat de type méditerranéen avec l'influence d'un climat plus continental en provenance des Alpes et de la Vallée du Rhône. Avec environ 2600 heures d'ensoleillement par an, le Luberon se situe parmi les régions de France disposant de la meilleure insolation.
Histoire : L'implantation de la vigne dans le Luberon remonte à l'antiquité. Les Romains plantèrent en effet ces vignes surtout dans le Pays d'Aigues, puis au Moyen-âge et à la Renaissance, les domaines viticoles s'étendirent largement, au nord notamment du Petit Lubéron.
Le développement du vignoble s'accroît à la fin du XIXème siècle, puis entre les deux guerres. A partir des années 70, les vignerons de l'Appellation, conscients de la nécessité de se moderniser, entreprennent d'importants travaux. Leurs efforts sont couronnés de succès en 1988 avec l'accession des Côtes du Luberon à l'Appellation d'Origine Contrôlée.
Elaboration
Superficie en production* : 2532 ha, production annuelle : 97 258 hl ; rendement de base : 55 hl/ha.
*Source : déclaration de récolte 2005
Cépages : Pour les rouges et les rosés : Syrah et Grenache noir (60 % minimum), Mourvèdre, Carignan et Cinsault (20% maximum), autres cépages de l’Appellation admis (Picpoul noir, Counoise noire, Gamay noir à jus blanc, Pinot noir). Pour les blancs : Grenache blanc, Ugni blanc (limité à 50%), Clairette blanche, Vermentino (ou Rolle), Bourboulenc blanc, autres cépages secondaires admis (Roussanne et Marsanne).
Degré alcoolique minimum : Pour les rouges, rosés et blancs : 11%.

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Grignan les Adhémar

Entre Dauphiné et Provence, sur la rive gauche du Rhône entre Montélimar et Bollène, l’AOC Grignan les Adhémar se concentre sur 2830 hectares, répartis sur 21 communes : une entité géographique originale exposée à un climat de type méditerranéen, où s’épanouissent lavandes, chênes truffiers, plantes aromatiques et oliviers. Le mistral, vent dominant, favorise un ensoleillement exceptionnel et donne aux coteaux du Tricastin toute leur générosité.
L’aire d’Appellation s’étend sur un terroir d’une grande diversité géologique. Si le sous-sol est principalement argilo-calcaire ou sablonneux, la surface change suivant les zones. Très souvent, le vignoble s’est installé à la place de taillis et de garrigues.
Le Tricastin est la plus au nord des zones méditerranéennes de la Vallée du Rhône, mais son climat est nuancé par la proximité des reliefs. Au pied de la montagne de la Lance (calcaire) le climat est plus rude avec des températures moins clémentes et une humidité plus importante. Par contre au sud, à Saint Paul Trois Châteaux ou à La Baume de Transit, le climat est carrément méditerranéen.
Un bref Historique : L'implantation de la vigne dans le Tricastin remonte à l'antiquité. Les Romains appelés en renfort, s’installèrent et colonisèrent une tribu gauloise qu’ils baptisèrent « Tricastini ». Au XI ème une charte révèle une donation de la vigne en faveur de l’Abbaye de Saint Chaffre à Grignan...Et c’est au XVIème siècle que la célèbre Marquise de Sévigné immortalisera les vins du Tricastin de sa plume alerte et élégante.
Classées VDQS (vins de qualité supérieur) en 1964, les vignes ne couvrent alors cependant que 365 hectares, contre 2 500 un siècle plus tôt ! Dans les années 60 et 70, le vignoble se développe rapidement sous l’impulsion de viticulteurs venus d’autres régions viticoles bientôt suivis par les agriculteurs locaux.
Les Coteaux du Tricastin obtiennent l'appellation d'origine contrôlée le 27 juillet 1973.
Superficie en production* : 2830 ha, production annuelle: 95 000 hl; rendement de base:52 hl/ha.
*Source : déclaration de récolte 2005
Cépages : Pour les rouges et les rosés : Grenache noir et Syrah (80% maximum), cépages secondaires : Mourvèdre, Carignan et Cinsault.
Pour les blancs : Grenache blanc, Viognier, Clairette blanche, Roussanne, Marsanne, Bourboulenc.
Degré alcoolique minimum : 11 % pour les trois couleurs.
Le Tricastin est une zone de transition entre la Vallée du Rhône Nord et le Sud.
Ses vins peuvent aussi être considérés ainsi, transition entre les vins du Rhône septentrionaux et les méridionaux.
Le climat de la région et les sols en sont certainement une raison essentielle mais l’encépagement de cette AOC y est aussi pour beaucoup.
Les vins rouges du Tricastin sont issus essentiellement du grenache, comme tous les vins du Rhône Sud, mais dans cette AOC la syrah revendique plus de 25% de l’encépagement en rouge. Il s’agit d’une participation suffisamment importante pour donner à nos Tricastin une typicité différente et originale. Les vins rouges du Tricastin seront ainsi moins chaleureux, moins vins de soleil que les Rhône du sud mais par contre plus élégants, plus équilibrés, plus nuancés, plus aromatiques.
Les caves produisent bien souvent plusieurs assemblages avec des vins fruités et équilibrés mais aussi des vins de garde plus structurés et plus complexes.
Pour les blancs, les cépages initialement autorisés dans cette AOC étaient le grenache, la clairette et le bourboulenc. Depuis une quinzaine d’années, le viognier, la marsanne et la roussanne sont venus compléter l’encépagement. L’offre de blancs en Tricastin est limitée (5% de la production) mais très variée et très riche. Les assemblages proposés par les vignerons réservent bien des surprises agréables avec toujours des vins aromatiques et équilibrés.
Les rosés, en général de saignée, sont presque toujours dominés par le grenache accompagné de cinsault, de syrah ou de carignan. Vins de caractère, ils dissimilent leur puissance grâce à un bel équilibre et un fruité marqué, pour mieux séduire les consommateurs.

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Ventoux

Situé sur les contreforts du Mont Ventoux, le "géant de Provence" (1912 m), le vignoble des Côtes du Ventoux s'étend au sud et à l'ouest du Massif. 51 communes constituent l'Aire d'Appellation, toutes inscrites dans le département du Vaucluse.
Les sols sont issus de sédiments tertiaires, de calcaire dur, d'éboulis, d'alluvions anciennes à cailloux ronds.
Bénéficiant d'un bon ensoleillement, abrités des excès du Mistral, les différents terroirs offrent des vins aux caractères spécifiques.
Histoire : Une récente découverte au cœur de l'Appellation d'un atelier de potier, permet de faire remonter la production de vin dans le secteur à l'an 30 av JC. Le vignoble des Côtes du Ventoux s'inscris dans une longue tradition liée à la présence de la vigne depuis la plus haute antiquité. A Loriol du comtat, près de Carpentras, à été découvert un des plus anciens silos vinaires datant de 2 500 ans. Le Moyen-Age, dès la fin des invasions barbares reprend la tradition. L'Evêque de Carpentras fait don à ses chanoines, en 882, d'une propriété à Malemort du comtat. Onze siècles plus tard, Saint Mayeul le plus grand et le plus illustre abbé de Cluny, originaire d'Apt, fait avec sa famille complanter en vignes toutes ses propriétés du pays d'Apt. Au XIVème siècle, les papes d'Avignon font venir pour leur cour des vins de Malaucène, Pernes, Malemort et Carpentras. Le roi Louis-Philippe, au milieu du XIVè siècle, fait du "Grenache Vieux" de Mazan son vin de cour. Les vins des Côtes du Ventoux accèdent à L'Appellation d'Origine Contrôlée le 23 Juillet 1973.
Superficie en production* : 5900 ha, production annuelle : 251 622hl ; rendement de base : 50 hl/ha.
*Source : déclaration de récolte 2005
Cépages : pour les Rouges et Rosé: Grenache Noir, Syrah Cinsault, Mourchève et Carigan (cépage principaux), Picpoul noir, Counoise, Clairette, Bourboulenc, Grenache blanc et Roussane (cépages secondaires).
La proportion de Carignan ne doit pas dépasser 30% de l'encépagement et celle des cépages secondaires 20%. Pour les Blancs : Clairette, Bourboulenc, Grenache blanc (cépages principaux), Roussanne, dans une proportion maximale de 30% de l'encépagement (cépages secondaires).
Degré alcoolique minimum : Pour les rouges, rosés et blancs : 11%.

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Costières de Nîmes

Le vignoble s’étend sur plus de 10000 hectares, sur la rive droite de la Vallée du Rhône et les collines jouxtant son delta, soit à la jonction du Languedoc et de la Provence.
Les sols sont formés de collines et de plateaux, situés entre 20 et 130 m d’altitude, composé de galets siliceux roulés (les Gress). L’épaisseur de ces alluvions varie de 3 à 15 m. Ce sol permet à la vigne de s’enraciner jusqu’à 4 ou 5 mètres et de puiser l’eau nécessaire à une bonne maturation des raisins.
Le climat est de type méditerranéen aux inflexions maritimes, il constitue un atout exceptionnel pour produire des vins authentiques. Les trois caractéristiques essentielles sont le vent, le Mistral assainissant le vignoble, le régime des pluies, avec des précipitations concentrées sur un nombre réduit de jours et un ensoleillement très important.
Un bref Historique : déjà appréciés par les Grecs, puis par les Romains, les vins des Costières de Nîmes sont intimement liés aux très nombreux vestiges historiques, dont les Arènes de Nîmes, la Maison Carrée et l’Abbatiale de Saint Gilles (classée au patrimoine mondial) haut lieu de pèlerinage au Moyen Age, dont les vins étaient livrés aux Papes d’Avignon.
Superficie en production* : 4164 ha, production annuelle moyenne : 213 728 hl, rendement de base 60 hl/ha.
*Source : déclaration de récolte 2005
Cépages : pour les vins rouges et les vins rosés : la Syrah, le Grenache, le Mourvèdre, le Carignan et le Cinsault.
Pour les vins blancs : le Grenache Blanc, la Marsanne et la Roussane ainsi que la Clairette, le Bourboulenc, le Maccabeo et le Rolle.
Degré alcoolique minimum : 11 % pour les trois couleurs.

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Côtes du Vivarais

L'Histoire de la vigne... Il y a plus de 2000 ans entre Rhône et Cévennes, la tribu gauloise des Helviens cultivait déjà la vigne. A la fin du XVIe siècle, Olivier de Serres, le père de l’agronomie moderne vante les vins du Vivarais « tant précieux et délicats qu’il n’est pas besoin d’en chercher ailleurs ». Puis le début du XXe siècle voit le regroupement des viticulteurs par la création des caves coopératives qui vinifient aujourd’hui encore la majorité de la récolte.
Au cours des années 60, une poignée de vignerons lance le pari de la qualité. Les plans hybrides sont arrachés et des cépages nobles et mieux adaptés aux terroirs sont replantés : en rouge le Grenache noir et la Syrah, et en blanc, le Grenache blanc et la Marsanne.
Le talent et les efforts des vignerons et maisons de négoce sont récompensés en 1999 : les Côtes du Vivarais obtiennent l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC).
Un terroir rustique.../ … où la vigne côtoie les chênes truffiers, les cades et les micocouliers.
Le vignoble des Côtes du Vivarais se situe de part et d'autres des fameuses GORGES DE L’ARDECHE sur le plateau des Gras, à 250 mètres d’altitude. La vigne s’épanouit sur des terrains calcaires peu profonds, riches en pierrailles et calcaires marneux, et jouit du réchauffement printanier du sol et de la restitution nocturne de la chaleur emmagasinée le jour.
Un sous-sol riche aux trésors cachés : grottes, avens et sources résurgentes…
Entre oliviers et chênes verts, le vignoble des Côtes du Vivarais bénéficie d’un climat méditerranéen et de l’influence du Mistral pour une pleine maturité de ses raisins.
Les vins AOC des Côtes du Vivarais
Plus de trente producteurs, coopérateurs et maisons de négoce vous proposent de partager ces VINS DE COEUR aux saveurs minérales et chaleureuses, aux structures oscillant entre tendresse et charpente. A l’image du plateau calcaire entaillé par la rivière Ardèche, ces vins sont tout à la fois gourmands et rocailleux.

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Duché d'Uzès

L'Histoire : Un Duché et un vignoble chargés d’Histoire entre Pont du Gard et Cévennes ! Situé du Nord-Ouest de Nîmes, le vignoble s’étend à l’ouest du Pont du Gard jusqu’aux contreforts des Cévennes. Implantée dans la région depuis le VI siècle av J-C, la culture de la vigne se développe au Moyen-Age sous l’impulsion de l’Eglise. Utilisé non seulement pour la communion des fidèles, le vin de l’évêque est aussi un vin d’honneur, qu’il faut servir sans lésiner à des hôtes prestigieux. Si l’évêque doit hospitalité et assistance aux voyageurs et pèlerins, c’est le plus souvent dans ces palais confortables et bien gardés que résident les princes, rois ou empereurs.
Au XVe siècle, la vigne est cultivée sur les versants ensoleillés conquis sur la garrigue, dans des enclos ceints de murs en pierres sèches qui protègent des troupeaux mais aussi délimitent la propriété. Déjà à cette époque, les vins du Duché d’Uzès jouissent dé d’une belle réputation, il est fait mention d’un vignoble qualitatif et de « Vins Nobles ». Racine, en séjour à Uzès, disait de ce vin « qu’il était le meilleur du Royaume ».
Aujourd’hui, les vins du Duché D’Uzès ont définitivement gagnés leurs lettres de noblesses en accédant au rang d’AOC en juillet 2012.
La petite Histoire : La vigne de Monsieur d’Uzès : La promenade des Marronniers et le parc, autrefois dépendances de l’Evêché, étaient plantés en vigne, séparés de l’Evêché et de la cathédrale par un rempart allant de la Tour Saint Julien à la Tour Martine. Vers 1400, très fier de sa vigne, l’Evêque souhaita ouvrir une porte pour accéder facilement à sa vigne. Les Consuls responsables de la sécurité voulurent l’en empêcher et la porte fût murée. Mais ce Monsieur d’Uzès eut alors la plaisante idée de faire savoir dans la ville « que pour le 1er de l’an, il ferait présent d’une carafe de son vin blanc à tous les jeunes mariés qui auraient passé leur première année de mariage sans se disputer ». L’histoire ne dit pas combien ont pu bénéficier de cette largesse ! Et ainsi naquit le dicton « Ceux-là veulent gagner la vigne de Monsieur d’Uzès », adressait aux jeunes couples se promettant de ne jamais se quereller ou par extension à ceux qui faisaient de trop beaux projets d’avenir.
Vignoble : L’aire Duché d’Uzès s’étend entre Nîmes et Alès, la ville d’Uzès se trouvant dans sa partie est. L’ensemble est limité à l’Ouest par les premiers reliefs des Cévennes ; au nord par le massif calcaire de Lussan qui culmine au mont Bouquet à 630 m ; à l’Est et au sud par de vastes plateaux calcaires, souvent boisés qui le séparent des pays de Nîmes, de Sommières et de la Vallée du Rhône. Enfin Le Gardon, élément majeur du réseau hydrographique local, traverse la zone du nord-ouest au sud-est.
Climat : Sur un plan climatique, le secteur présente un caractère méditerranéen, atténué par l’éloignement du littoral et par la présence des reliefs qui limitent cette influence marine. On observe de forts contrastes de température plus importants que sur le littoral, avec une diminution de un à deux degrés de la température moyenne annuelle entre le sud-est et le nord-ouest de la zone d’appellation.

Sols : La géologie locale fait apparaître des formations variées et de faible surface telles que le grès, les marnes, les galets, éboulis, alluvions anciennes, calcaires durs… Ces formations se répètent dans le paysage pour composer cette mosaïque de sols qui fait la force du Vignoble du Duché d’Uzès. Dès 1985, un zonage des potentialités viticoles a permis de cartographier des unités homogènes de terroir et d’orienter les plantations pour adapter et optimiser les cépages pour la production en AOC.
Cépages : Les Vins du Duché d’Uzès sont uniquement des vins d’assemblage, élaborés à partir des cépages Grenache, Syrah, Viognier, Cinsault, Carignan, ou encore Mourvèdre et Marsane. Ces cépages vont libérer tous leurs aromes pour donner aux Vins du Duché d’Uzès leurs lettres de noblesse. Ils sont déclinés dans les trois couleurs.
Chiffres : Superficie en production (282 ha) ; production annuelle (10602 hl) ; rendement annuel moyen (38 hl/ha).

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